Territoire

Implantation territoriale et actions culturelles

La compagnie est actuellement en résidence d’implantation sur la ville de Romainville (93) de 2016 à fin 2019, avec le soutien du Département de la Seine Saint-Denis et de la Région Ile-de-France.
Depuis 2015, des ateliers sont régulièrement donnés à l’occasion de la diffusion des spectacles jeune public Marche ou rêveSol de Noche et Qui pousse (ateliers parents-enfants ou en école maternelle). Depuis 2016, la plupart des projets dits d’action culturelle de la compagnie sont conçus comme des résidences de création in situ. Notamment, l’installation-spectacle très jeune public Twinkle est créée en immersion dans des structures de la petite enfance, en Seine-Saint-Denis et dans le Val d’Oise, entre 2016 et 2018.
Ces différentes rencontres avec le public sont envisagées à un endroit où l’artiste est profondément impliqué dans son environnement, où la création nourrit les rencontres de l’action culturelle et les rencontres de l’action culturelle nourrissent la création.

Recherche et création in situ

Depuis 2013, la compagnie met en oeuvre un projet polymorphe et ambitieux, au long cours, intitulé Mue. Cette recherche sur les espaces réels et/ou poétiques du corps prend plusieurs formes spectaculaires en circulaire, crées ou en devenir, tout public et jeune public. Ses différentes formes, media et ramifications permettent à la compagnie de donner un fil rouge à son travail sur le territoire.
L’écriture et la mise en oeuvre de Mue s’appuie sur le parcours d’artiste de cirque de Cécile Mont-Reynaud et sur sa formation en BMC. Educatrice somatique par le mouvement diplômée de la School for Body Mind Centering, elle suit également en 2014-2015 une formation sur le développement sensoriel et moteur du bébé, qui impulse l’envie de créer pour le très jeune public. Le BMC est une approche dite « somatique » du corps qui étudie l’anatomie, la physiologie et le développement humains de manière expérientielle, c’est à dire que le mouvement et le toucher viennent compléter l’étude scolastique. Ce bagage constitue pour elle une sorte de réappropriation poétique du corps, et une manière de repenser le rapport à l’environnement, au sens de l’environnement naturel ou urbain, mais aussi familial, social, politique…